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Peu importe
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C'est un peu niais de parler de la pluie, du beau temps, comme les grands parents, mais c'est pas grave, je le fais quand même.
La sirène n'était pas encore là quand nous sommes tous arrivés autour de la table.
Certains se sont abrités sous un arbre, d'autres sont montés sur l'autre table là-bas et ont dansé et chanté pour se réchauffer, et nous, avec Garfu, nous nous sommes assises par terre, sur la terre un peu humide et la mousse verte toute douce.
Il pleut, la forêt se réveille, elle respire, on sent chaque arbre s'étirer et pousser des petits craquements de plaisir. Et puis il y a Jeanne Cherhal qui nous conforte dans cette ambiance douce.
Les gouttes ne s'écrasent pas violemment sur nos visages mais d'une manière tendre, amicale.
Le genre de petit moment qu'on ne peut pas prévoir, qu'on ne vit pas quand on doit se dépêcher de rentrer chez soi, quand des ILS surveillent LEURS montres quelque part.
Non, là on attend juste une sirène sportive qui ne saurait tarder, et on profite de cet instant impromptu et savoureux, comme on laisserait fondre un caramel dans nos bouches.
On court, mon corps respire, lui aussi, l'odeur humide de la forêt est apaisante. Je trouve un bon rythme, la terre est un peu molle, c'est parfait pour courir. Un vrai bonheur.
Je penche légèrement la tête en arrière pour ne pas avoir mal au cou, et je n'ai plus mal nul part, je pourrais courir courir comme ça, sans m'arrêter, à mon rythme, avec Garfu, dans cette ambiance calmante.
Quand on revient, la sirène a sorti deux thermos : l'un de café, l'autre d'une infusion framboise-pamplemousse.
Le tout bien chaud.
Et aussi une petite boîte de biscuits.
Un moment simple, tout simple.
Mais de le vivre, là, sous la pluie, en compagnie de Garfu et d'une sirène fort sympathique (et puis des autres bien sûr), ça me rappelle combien la vie est agréable...
Et peu importe la colère qui s'est emparée de ma tête hier lorsque j'ai eu ma tante au téléphone, cette colère rouge qui fait suer le cerveau, qui le prive d'oxygène.
Peu importe que les manifs aient retardé le métro et que je sois arrivée en retard en Latin.
Peu importe qu'ils soient tous des hypocrites, s'ils jouent bien leur jeu et qu'ils parviennent à m'épargner alors tant mieux.
Peu importe qu'ILS se transforment de plus en plus en "Groseilles", je ferme les yeux, me bouche le nez, et ferme ma bouche et je m'en vais ailleurs, baillonée tendrement par deux ailes blanches.
Ecrit par rafaelle-, le Lundi 20 Mars 2006, 21:10 dans la rubrique Quand le soleil se lève....

Commentaires :

ciorale
ciorale
20-03-06 à 21:24

Parler de la pluie et du beau temps çà montre aussi que parfois, c'est bien de n'avoir rien d'autre à dire. Et que ces journées sont tellement agréables! ;)


 
rafaelle-
rafaelle-
22-03-06 à 12:58

Re:

Oui oui oui !
très bonne explication !
Merci Ciorale de savoir me comprendre
:-)

 
ciorale
ciorale
22-03-06 à 17:57

Re: Re:

Mais de rien chère mamoiselle! Et j'adore les bouilles qui sont sur ton joueb-euh! ;)
BzOo

 
sonatenfa
sonatenfa
22-03-06 à 21:09

Oui peu importe le côté négatif des parasites qui n'ont rien de mieux à faire que de parasiter...

Mais en tout cas, n'oublie pas que quand ça ne va pas trop toi, tout ton petit monde qui t'aime ici est là, avec toi :)

Alors continue d'écrire tous ces moments où tes états d'âme alternent au gré de la pluie souriante ou du soleil écrasant, reste là où tu es tranquille, dans un endroit où ton coeur se pose sereinement, où ton regard s'envole vers la beauté et où tes oreilles n'entendent plus les cris désagréables mais savourent les murmures que toi seule peux capter :)

Laissons la plume courir sur le clavier, telle une caresse sur les mots que tu sais si bien manier de tes doigts agiles ; très belle image d'ailleurs ces deux ailes blanches :  elles t'envolent ainsi vers un ailleurs de bonheur ~~~~~~~~~~~

:)